Nicolas Bouvier

« Le Japon de Nicolas Bouvier »

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Christine Cibert
Christine Cibert est Commissaire de l’exposition « Le Japon de Nicolas Bouvier »

Copyright © 2014 – Fonds Nicolas Bouvier / Musée de l’Elysée, Lausanne
www.elysee.ch

Interview de Christine Cibert, Commissaire de l’exposition « Le Japon de Nicolas Bouvier »

 

1Pourriez-vous nous présenter Nicolas Bouvier, écrivain – photographe – voyageur ?
Nicolas Bouvier (1929-1998) était un écrivain, photographe, iconographe et voyageur suisse, originaire de Genève. Son œuvre littéraire, traduite dans de nombreuses langues étrangères, est aujourd’hui considérée comme majeure, avec notamment L’Usage du monde, publié à compte d’auteur en 1963, qui a contribué à redéfinir la littérature de voyage au 20ème siècle et demeure une référence pour bon nombre de voyageurs et d’écrivains. Son style détaillé, poétique et imagé est né de sa contemplation lors de ses multiples pérégrinations à travers le monde.
C’est à Tokyo dans les années 50 que Nicolas Bouvier devient photographe pour « survivre », se prenant vite au jeu, captant tous les sujets de la culture populaire nippone. Portraitiste sensible, aujourd’hui encore plus célèbre pour ses textes que pour ses clichés, Nicolas Bouvier aura pourtant été autant un homme d’images que de mots, ce qu’il restera jusqu’à la fin de sa vie.
2Pourriez-vous nous parler de l’exposition « Le Japon de Nicolas Bouvier » ? (livre, genèse, contenu).
L’exposition « Le Japon de Nicolas Bouvier » relate des deux longs séjours (1955-56 et 1964-66) du célèbre écrivain photographe voyageur genevois. Une sélection de ses photographies en noir et blanc résonnent en écho avec des extraits de ses textes au sujet du pays du Soleil Levant, parus dans Japon (1967), Chronique japonaise (1975) et Le vide et le plein (2004). Exposition inédite sur ce thème et dans ce format, elle a d’abord été créée en collaboration avec le Musée de l’Elysée de Lausanne pour le festival Kyotographie en 2013 puis présentée sur le stand du Japon au Salon du Livre à Genève en 2014 dans le cadre du 150ème anniversaire des relations diplomatique entre la Suisse et le Japon.
3Qu’aimeriez-vous transmettre au public à travers cette exposition, en particulier aux centaines d’enfants qui passerons au festival des Confrontations Photo ?
Cette exposition a pour but de faire découvrir une œuvre photographique de qualité mais encore relativement méconnue et qui mérite de sortir de l’ombre pour être enfin appréciée à sa juste valeur. L’exposition invite au voyage à travers des images et des textes témoignant d’un Japon typique mais néanmoins révolu.
4Qu’évoque pour vous l’idée de « confrontation photographique » ?
Une mise en regard, un échange de points de vue et d’expériences, un dialogue d’idées sur une moisson d’images, différente à chaque édition.