Gil Barez

© 2016 – Gil Barez


Gil Barez

« Sulina, Lost Area » - On aime l’humilité de sa démarche et ses inspirations...

© 2016 – Gil Barez
© 2016 – Gil Barez

Les 10 questions Conf' à Gil Barez

1 Qu’aimeriez-vous nous dire pour vous présenter en quelques mots ?

Je voulais être peintre, je suis photographe.
Je voudrais être nomade et ivre à chaque instant.
Ivre d’espace et de lumière.
Mais la vie est ainsi faite, alors au détour de chaque expérience, je cherche cet instant béni ou je me sens à ma place
et l’acte photographique est un des moyen qui me permet d’y accéder.

2 Quel est votre parcours photographique ?

J’ai pris ma première photo à l’âge de 19 ans, ignorant parfaitement à cet instant l’importance de l’acte photographique dans ma vie.
Depuis, je n’ai eu de cesse de chercher cette fusion, cet échange entre ce que je photographie et moi-même !!

3 Pour vous, qu’est qu’une bonne photo ?

Un mélange harmonieux entre la charge émotionnelle, la puissance évocatrice et une certaine forme d’esthétisme.

4 Comment naissent vos prises de vues ?

De manière simple, l’envie de bouger de sortir de chez moi, d’aller vers l’ailleurs.

5 Qu’est-ce qui les inspire ?

Une émotion, un sentiment vague et incertain dont, la plupart du temps, j’ignore la destination.
Et c’est là tout l’intérêt de la chose !!

6 Quels sont les photographes que vous admirez ?

Koudelka, Araki, Eggleston, Bresson, Salgado, Steve Mc Curry, Helmut Newton, Terry Richardson, les photographes de la farm Security Agency, Simon Vansteenwinkel, Thomas Van Den Driesche, Philippe Reale, Depardon, Nan Goldin.
Stephan Vanfleteren, Don Mc Cullin sont entre autres, autant de gens qui m’ont nourri et qui continuent de m’inspirer.

7 Quelle photo aimeriez-vous réaliser ?

Je n’ai pas le désir de réaliser une photo en particulier.
La photo que j’aimerais faire est assurément celle que je n’ai pas encore faite !!
Celle qui aura éveillé cette étincelle, ce désir d’appuyer une fois encore sur le déclencheur.

8 Quels sont vos projets actuels ?

« Voyage au bout de ma rue » qui est une série qui oscille entre voyage intime et documentaire sur le village où je vis.
Ma volonté est de l’appréhender comme si je le découvrais pour la première fois.
Porter un regard neuf sur un endroit où je vis depuis presque 20 ans sans pour autant renier l’affectif et l’émotionnel qui y sont liés.
« Floating Night » qui est une série née de mes errances nocturnes.

9 Qu’avez-vous envie de nous montrer lors de la prochaine édition des Confrontations ?

Sulina, ultime village sur le Danube avant la mer noire.
Sulina autrefois port prospère, se languit dans la torpeur…
« Lost area » est un carnet de notes, une partie du récit de ma tentative d’immersion dans le quotidien de ce village au bout de l’Europe !!!

10 Pour terminer qu’évoque pour vous l’expression « Confrontations photographiques» ?

Confrontation photographique est en quelque sorte ma manière de photographier.
Chaque projet est une exploration d’un nouvel univers, suivre une émotion de départ et me laisser guider par l’envie de découvrir.
Une confrontation entre cet univers et moi-même.
Un effet miroir.
Ce qui m’intéresse, m’inspire toujours en fin de compte, c’est l’idée du voyage.
Voyage extérieur-intérieur, une manière d’interagir avec le monde, de correspondre avec lui.