Isabelle Chabot

Isabelle ChabotCopyright © 2016 Isabelle Chabot
Isabelle Chabot

On aime l’alternance des scènes de vie et des natures mortes dans ce très actuel et très beau reportage social…

Slide background
Slide background
Slide background

Copyright © 2016 Isabelle Chabot

Les 10 questions Conf' à Isabelle Chabot

1 Qu’aimeriez-vous nous dire pour vous présenter en quelques mots ?

Depuis toujours, j’aime l’image : feuilleter les beaux livres, albums illustrés, analyser les compositions, me laisser happer par l’impact d’un cliché, d’une peinture , d’une illustration.
J’aime regarder mon environnement, les détails ,ce que parfois les gens ne voient plus . J’aime explorer l’âme, capter l’unique regard. Celui qu’il ne faut pas manquer, celui de l’être vrai.
J’aime faire avec ce que j’ai sous la main : ne pas être prisonnière du matériel. Rien ne me touche plus que lorsque je parviens, tout en me laissant gagner par l’émotion à la fixer, la traduire en image pour ensuite la partager.

2

Quel est votre parcours photographique ?

Je suis photographe autodidacte. L’intérêt pour l’image visuelle, je l’ai depuis l’enfance mais c’est il y a 7 ans, suite à un épisode dramatique dans ma vie, qu’il est devenu mon moyen d’expression, une révélation évidente, comme une écriture, une boulimie d’expérimenter, l’envie de garder l’instant, de voir le tout autour.

3Pour vous qu’est-ce qu’une bonne photo ?

Une bonne photo est celle qui ravi votre âme, provoque une émotion, un trouble, une inquiétude, un sourire, une déchirure, une joie.
Une bonne photo est celle qui fait galoper votre imaginaire, ouvre la lumière, suggère, interroge…
Une bonne photo est simplement une image qui invite vos yeux à se poser sur elle.

4

Comment naissent vos prises de vue ?

Mes prises de vue naissent souvent dans ma tête, c’est ce que j’appelle mes « images mentales », c’est comme si mes lectures, mes longues promenades dans la nature, mes temps de solitude, mes révoltes, l’intimité de mon être devenaient la genèse des photos.
Mes prises de vue naissent de la contemplation, d’une rencontre, d’un visage, d’un instant, d’une lumière, d’une douleur, d’une joie, d’une magie parfois incroyable entre le voir, le ressentir et cet instant « du hasard » devant soi et son boitier.

5

Qu’est ce qui les inspire ?

La vie dans toute son apparition.

6

Quels sont les photographes que vous admirez ?

Délicate question car j’admire beaucoup de photographes… Je n’ai pas la capacité d’ailleurs de retenir souvent leur nom !
Ceux qui me viennent en image là de suite, serait : Ragnar Axelsson, Yamamoto Masao, Jacques – Henry Lartigue, Chema Madoz, Gilbert Garcin, Alex webb, Ernst Hass, Michael Ackerman, Francesca Woodman, Vincent Munier, Denis Brihat et tant d’autres…

7

Quelle photo aimeriez-vous réaliser ?

La prochaine… toujours ressentir l’émotion qui m’anime, le boitier collé à mon cœur.

8

Quels sont vos projets actuels ?

Faire vivre la série « venir d’ailleurs et reconstruire », je suis actuellement en contact avec plusieurs partenaires pour la diffuser et inviter à des débats autour de la migration.
En parallèle, je continue mes autres séries et notamment une qui exprime la traversée que je vis depuis 7 ans (elle n’est pas sur mon site photographique), je la garde encore dans l’intimité. Je me laisse aussi du temps à la contemplation, l’amour, la solitude, les découvertes à venir.

9

Qu’avez vous envie de nous montrer lors de la prochaine édition des Confrontations ?

Pendant un an, de juin 2014 à juin 2015, j’ai posé mon regard de photographe sur plusieurs familles hébergées en Centre d’ Accueil de Demandeur d’ Asile (CADA). Leur vies étant en danger, ces familles ont fui le Kirghizistan, le Bangladesh, la Russie, l’ Albanie, le Kosovo et l’ Angola pour trouver refuge en France.
Elles ont eu le courage de tout quitter dans leur environnement familier et de partir vers l’inconnu. Elles espèrent commencer une nouvelle vie. Pendant que ces familles attendent la réponse à leur demande d’asile, elles sont hébergées pendant plusieurs mois au CADA. Dans cet espace en suspens, elles créent à nouveau la vie de famille dans sa dimension universelle : le repas, les devoirs, les anniversaires, l’histoire du soir…
Ces moments photographiques nous posent, des questions, cette question: Et, qu’aurais-je fais à leur place ?

10

Pour terminer, que vous évoque l’expression « confrontations photographiques » ?

Tout d’abord, je voulais vivement vous remercier de l’intérêt que vous portez à cette série et d’en permettre la diffusion lors du festival.
J’identifierai l’expression « Confrontations photographiques » comme une façon de voir, comprendre, découvrir, se confronter à d’autre sensibilité, apprécier d’échanger avec les visiteurs et les autres photographes.