Jean-Christophe Delattre

Jean-Christophe DelattreCopyright © 2016 Jean-Christophe Delattre
Jean-Christophe Delattre

On aime que le public puisse découvrir les oiseaux de la région grâce aux images d’un photographe du Pays de Gex.

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Copyright © 2016 Jean-Christophe Delattre

Les 10 questions Conf' à Jean-Christophe Delattre

1 Qu’aimeriez-vous nous dire pour vous présenter en quelques mots ?

Passionné par la nature et les oiseaux depuis ma jeunesse, j’ai franchi le pas qui sépare l’observation de la photographie il y a une dizaine d’années. Depuis, la photographie animalière occupe beaucoup de mon temps libre et est devenu une sorte de maladie incurable. Il y a tant de belles chose dans la nature qu’on ne pourra jamais tout photographier !

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Quel est votre parcours photographique ?

J’ai commencé la photographie via ma passion pour l’ornithologie. Durant mes premières années, j’ai réalisé des photos grâce à une méthode appelée digiscopie. La digiscopie consiste à combiner un appareil photo numérique compact et une longue-vue d’observation. On prend alors l’image formée par la longue-vue en photo. Cette méthode relève du bricolage mais permet d’obtenir de forts grossissements pour un prix 3 à 4 fois inférieur à celui d’un matériel photo reflex traditionnel. Depuis, je me suis équipé avec un boitier reflex et un bon téléobjectif plus onéreux.
J’aime photographier les oiseaux autour de chez moi de la façon la plus naturelle possible, sans utiliser de nourriture pour les attirer où de décors aménagés. Au début assez maladroit, j’ai perfectionné petit à petit mes techniques d’approche et de camouflage, indispensables pour s’immiscer dans la vie des oiseaux sans trop les déranger.

3Pour vous qu’est-ce qu’une bonne photo ?

La bonne photo, c’est souvent celle que j’aurais du faire si tout s’était passé comme prévu…
Une bonne photo est tout d’abord une photo bien nette, ce qui n’est pas facile à obtenir avec un gros téléobjectif, surtout lorsque l’oiseau nous laisse que quelques dixièmes de secondes pour réagir. C’est également une photo bien cadrée, avec une belle lumière qui met en valeur l’animal et son environnement. Enfin, le plus important, une bonne photo doit avoir le petit truc en plus, indéfinissable, mais qui va susciter une émotion particulière.
Une bonne photo est également une image qui aura été prise avec un dérangement minime de l’animal.

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Comment naissent vos photos (prises de vue, traitement, impressions) ?

Pour certaines images, il n’y a pas de préparation. C’est le coup de chance qui arrive, chance en partie provoquée par le fait de passer énormément de temps dans la nature à observer les animaux et à les attendre.
D’autres images naissent dans ma tête, au départ il s’agit d’un rêve de photographier tel ou tel animal d’une façon particulière. La plupart du temps, ces images resteront à l’état de rêve même en y consacrant beaucoup de temps, car la nature est plutôt capricieuse. Mais souvent, durant mes recherches et mes affût, des occasions de photos se présentent, et me permettent de réaliser des images différentes que je n’avaient pas imaginées. La nature est capricieuse, mais parfois elle nous offre un petit cadeau.

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Qu’est ce qui les inspire ?

Mes photos sont inspirées par la nature elle-même, qui est une source intarissable de trésors, et par mes observations. Je ne fais que tenter de capter des instants sauvages sans artifices, tels qu’ils se passent dans la nature.

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Quels sont les photographes que vous admirez ?

J’admire les photographes qui ont réussi à trouver un style particulier tout en ayant une démarche comparable à la mienne, c’est à dire une démarche naturelle. Vincent Munier, photographe de nature très connu, en est un bel exemple. C’est le froid, le neige, le brouillard ou la pluie qui structure ses images. J’admire aussi d’autres photographes moins connus mais tout aussi talentueux, comme Fabien Gréban, Clovis et Marceau Duraffourg, Jérome Salvi, Didier Pépin.

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Quelle photo aimeriez-vous réaliser ?

Depuis que j’ai découvert le Pic noir, je suis tombé amoureux de cet oiseau. J’aimerai réaliser une très belle image de cet oiseau, mais le temps me manque. Vivant caché dans les grandes forêts, difficile à débusquer, je pense qu’il va se laisser désirer encore un moment.

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Quels sont vos projets actuels ?

Je n’ai jamais de projet bien défini. C’est au gré de mes prospections que je repère un petit coin ou un sujet intéressant. N’importe quel animal à plume ou à poil est susceptible de susciter mon intérêt.

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Qu’avez vous envie de nous montrer lors de la prochaine édition des Confrontations ?

J’ai juste envie de montrer la beauté et l’originalité des oiseaux qui vivent à deux pas de chez nous. Personne ne les remarque, la plupart des gens pensent qu’il faut aller en Afrique ou en Amazonie pour voir de beaux oiseaux, alors que nous avons un bel échantillon qui habite nos campagnes et nos montagnes.

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Pour terminer, que vous évoque l’expression « confrontations photographiques » ?

Pour moi « confrontations » est un terme un peu fort, je préférerais parler de partage, partage entre photographes et partage avec le public autour de mes photos et de la démarche naturaliste qui m’a permis de les réaliser.