Laurent Bobby

© 2018 – Laurent Bobby


Laurent Bobby

On aime ? La poésie avec laquelle Laurent nous parle de ses rêves, la pudeur avec laquelle il symbolise une « fragile frontière »...

Laurent Bobby© 2018 – Laurent Bobby
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Les 10 questions Conf' à Laurent Bobby

1 Qu’aimeriez-vous nous dire pour vous présenter en quelques mots ?

Je matérialise mes songes et rêveries grâce à la photographie. L’acte de création est aujourd’hui devenu une nécessité. Il me permet de me questionner en permanence sur le sens de la vie.

2 Quel est votre parcours photographique ?

Je photographie depuis trois ans maintenant et l’apprentissage s’est toujours fait de façon autodidacte. Au départ j’étais très éparpillé, je photographiais tout type de sujet et dans diverses pratiques comme la photo de rue, la photo de concert et d’autres événements culturels. Petit à petit, l’entonnoir s’est resserré, les choses devenaient de plus en plus précises. La photographie devenait mon outil d’introspection plus qu’un outil de contemplation de la vie. Alors depuis un an et demi environ et de façon très spontanée, j’ai commencé à créer mon univers à travers de petites mises en scène. C’est là que j’ai commencé à travailler en série et à intégrer une démarche artistique dans mes créations.

3 Pour vous, qu’est qu’une bonne photo ?

L’art doit selon moi nous questionner sur le sens de notre existence, alors une bonne photo devrait dégager quelque chose de très spirituelle.

4 Comment naissent vos prises de vues ?

Il s’agit de prise de vues argentiques, réalisées au moyen format. Après développement, les négatifs sont scannés afin d’avoir une marge de manœuvre numérique pour la retouche, c’est une démarche argentique 2.0 comme j’aime à le dire.

5 Qu’est-ce qui les inspire ?

Le pouvoir merveilleux des rêves et des songes. Aussi, l’art en général m’inspire beaucoup, notamment la musique et le cinéma, je suis admiratif des films de David Lynch et Andrei Tarkovski.

6 Quels sont les photographes que vous admirez ?

Roger Ballen, Laura Makabresku, Ralph Eugene Meatyard, Arthur Tress, Douane Michals et surement bien d’autres.

7 Quelle photo aimeriez-vous réaliser ?

Je n’ai pour le moment pas de projections particulières sur des travaux à venir.

8 Quels sont vos projets actuels ?

Actuellement, je poursuis très lentement mes travaux sur la série « Rayonnement d’Eros » sans trop d’idées précises sur la direction à prendre. Je n’ai pas d’autres projets photographiques en cours.

9 Qu’avez-vous envie de nous montrer lors de la prochaine édition des Confrontations ?

La série « Rayonnement d’Eros » sera présentée. Ici, la grille de lecture semble être assez large. Nous sommes dans un univers ou se mélange beaucoup de choses. Pour les uns, ce sera un plaidoyer sur le désir, sur l’Eros de l’amour homosexuel. Pour d’autres, une sorte de frontière fragile mêlant l’ambiguïté du genre, la spiritualité, la fantasmagorie, la fragilité ou encore la création. Je n’ai personnellement pas voulu y inscrire une quelconque intellectualisation et à vrai dire, je n’y comprends pas grand-chose… Elle est simplement le fruit de mon imagination, de mes rêves. Elle est sincère et spontanée. Peut-être que certains ou certaines pourront s’y retrouver.

10 Pour terminer qu’évoque pour vous l’expression « Confrontations photographiques» ?

Je me disais que le terme de « Confrontation » pouvait être un peu fort mais à y réfléchir, je dirais qu’il s’agit, pour un public, d’entrer dans l’univers d’un artiste. Se confronter à de nouvelles réalités, à de nouveaux mondes, de nous amener sur des terrains inhabituels de façon à changer nos perceptions.