Patrice Dhumes

Patrice Dhumes

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Patrice Dhumes

Je me suis intéressé aux procédés anciens après plusieurs années de tirage Noir et Blanc.
Je pratique encore le cyanotype, le collodion humide, le papier salé et albuminé.
J’ai longuement pratiqué la gomme bichromatée, et un peu le charbon mais ils ne sont plus praticables en France dans leurs formes traditionnelles au cause d’un produit interdit.
Le coté artisanal et hasardeux des procédés m’a toujours passionné, laissant de coté la perfection pour profiter des aléas de ces techniques oubliées.
La lenteur inhérente à ces techniques n’est pas étrangère à mon goût pour elles.

Historique:
Le papier albuminé, inventé en 1847. par Louis Désiré Blanquart-Evrard, fut le premier procédé commercialement exploitable pour réaliser des tirages photographiques positifs à partir d’un négatif.
Ce procédé de tirage argentique utilise l’albumine que l’on trouve dans le blanc d’œuf afin de fixer les éléments chimiques photographiques sur le papier. Il devint le principal procédé d’obtention de positifs de 1855 jusqu’au tournant du siècle avec un apogée d’usage entre 1860 et 1890. Vers la deuxième moitié du XIXe siècle, la production de photo carte de visite en était le principal usage.
Chaque photographe préparait lui-même ses papiers albuminés. Le papier enduit, une fois exposé aux ultra-violets solaires à travers un négatif puis traité simplement à l’eau, est ensuite séché et collé sur un carton car il est très fin. La présence d’albumine d’œuf lui donne une teinte sépia après une trop longue exposition à la lumière. Ce procédé est de plus en plus remplacé par les papiers dits aristotypes (émulsions au gélatino-chlorure d’argent ou au collodio-chlorure d’argent de fabrication industrielle) à partir de 1885, puis disparaît vers 1920 au profit des émulsions au bromure d’argent modernes.
Technique:
Après encollage d’un mélange d’albumine et de sel, la feuille est mise à sécher puis elle est sensibilisée au nitrate d’argent soit au pinceau soit par flottaison, après séchage elle est insolée à travers un négatif au contact puis révélée par lavage à l’eau, on termine par un fixage à l’hyposulfite de sodium. Il est également possible de virer l’image à l’or.